En attend pour nous faire patienter Muse nous offre un autre extrait du DVD, mais seulement de 17 secondes, et c'est sur Knights of Cydonia que ça bouge ! :)
Lien vidéo !
Ca confirme donc bien que le DVD sera vraiment énorme ! Un bon concurrent à Hullabaloo ! enfin ! (je l'espère du moins).
A part ça pas beaucoup de News, le groupe se repose (ils l'ont bien mérités!), et Matt apparait pour une interview dans le NME où on apprend quelques trucs assez interressants.
"Je pense que la première fois où je me suis passionné pour les guitares c'était quand j'avais à peu près 12 ans. À ce moment là, la musique rock énervée c'était pas mon truc. J'écoutais le genre de choses que mon papa joue – des trucs type Dick Dale - Simon & Garfunkel, la pop des années 60. Nirvana étaient déjà connus et ils étaient toujours en train d'éclater leurs guitares. Cela a déclenché quelque chose en moi. Puis après j'ai vu une vidéo de Jimi Hendrix au Monterey Pop Festival.
Plus que la chanson, ce qui a changé ma vie c'était la liberté, l'expressivité qu'il a apporté à sa performance. Il y avait un sens du danger incontrôlé et risqué qui a atteint un summum quand il a éclaté sa guitare à la fin, puis y a mis le feu.
Après ça j'ai commencé à essayer de jouer de la guitare sèche. Mais la seule façon dont je pouvais jouer était de régler une acoustique à un accord et jouer en slide avec la guitare sur mes genoux, parce que la guitare était en fait trop grosse pour pouvoir en jouer. J'ai commencé par juste faire 12 barrés de blues, plus comme ce que faisaient les White Stripes – du blues acoustique. Le premier vrai riff que j'ai appris aurait été "Cross Roads Blues" par Robert Johnson, mais quelqu'un a dit 'T'as entendu la version de Cream, "Crossroads" ?'. Donc j'ai commencé à m'entraîner sur ça. Puis probablement quelques uns des riffs de Jimi Hendrix : "Voodoo Chile", "Little Wing". De tous, "Hey Joe" est celui que je préfère jouer. J'aime la manière dont il joue tout en finesse alors qu'un autre guitariste en aurait fait des tonnes pour essayer de faire ressortir l'émotion de cette façon.
Ceci dit, quand je compose, la guitare passe en second ou en troisième dans Muse. J'ai tendance à plus composer au piano ou au clavier et puis j'essaie de trouver comment traduire ça à la guitare. J'ai tendance à surprendre beaucoup de producteurs par mon manque de connaissances guitaristiques - "Plug In Baby" et "Stockholm Syndrome" ont toutes deux pris vie au clavier. Je pense que la raison pour laquelle j'aime des gens comme Hendrix ou Tom Morello de Rage Against The Machine c'est dans le sens où ils essayent d'aborder la guitare d'une manière plus menée par leur personalité que par la technique. Et se faisant, ils en jouent d'une façon inédite. Surtout Hendrix – je ne parle pas forcément des mélodies ou des accords mais de son énergie – la manière dont sa personalité psychédélique, folle, légèrement droguée, transpire dans la musique. Il a une telle maîtrise de son instrument que tu oublies complètement qu'il joue d'un instrument.
Muse a joué dans les Studios Electric Lady pour une partie du dernier album. Le design de l'endroit est si inhabituel et ils ne l'ont pas changé depuis que Hendrix l'a construit, mais il semble toujours rester futuriste. Pas dans le sens retro-futuriste, mais ça vous fait penser au futur. Quand les gens pensent à Hendrix, ils ont tendance à se représenter quelqu'un de terre à terre et du blues, ils ne pensent pas vraiment à l'espace etc... Il était l'un des premiers gars à construire son propre studio, en partie parce que les factures de son dernier album étaient si astronomiques, compte tenu de son intense perfectionnisme : "Gypsy Eyes", par exemple, a été réenregistré 43 fois avant de faire la bonne prise.
Hendrix était aussi un pionnier en utilisant le studio comme un instrument lui-même – en faisant sortir des sons inhabituels jusqu'à ce que l'environnement soit une extension de sa propre créativité. Nous construisons notre propre studio en ce moment pour des raisons similaires. J'aime être capable de poursuivre les idées où qu'elles mènent, quelque soit le temps que ça prend. Par exemple, ça nous a pris 3 jours pour créer le son de la guitare sur "Map of the Problematique", et le trucage 20 000£, mais vraiment, j'aurais pu l'avoir fait avec une semaine de plus. Je peux me réclamer de ce genre de perfectionnisme. Evidemment Hendrix est considéré comme le summum des guitaristes, et je pense que Prince n'a pas assez de respect pour son propre travail à la guitare, bien qu'il ait assez été fortement influencé par Hendrix. J'ai toujours trouvé cela impressionnant qu'il ait réussi à mettre son égo de côté pour que son jeu de guitare complète les chansons. Sur ses morceaux les plus connus vous pouvez à peine entendre les guitares, elles sont tellement discrètes dans le tout. "When Doves Cry" par exemple, est dominé par cet énorme rythme, mais le jeu de guitare est génial. J'aime aussi beaucoup "Cream" ; Il a fait fort mais subtil.
Prince aussi a son propre studio, et peut poursuivre les idées jusqu'à leurs extrémités si besoin est. J'ai aussi entendu dire qu'il avait une fausse salle de concert pour faire du live dans sa maison quand il répète avec son groupe.
J'ai vraiment voulu aller voir le concert de Led Zep mais j'ai pas pu parce que j'étais en Amérique. Aussi loin que Jimmy Page va, je me sens attiré par ses riffs vraiment très lourds : "Immigrant Song", "Heartbreaker", des trucs comme ça. Hendrix était plus cool et faisait de l'impro dans ses riffs, alors que Page maîtrisait sa technique de riffs carrés, entraînants, incisifs, répétitifs. Je ne pense pas que quelqu'un ait fait quelque chose comme ça auparavant et je suis content qu'on ait commencé à lui montrer plus de respect en tant qu'innovateur.
Bien que j'attire l'attention des magazines de guitares pour mon jeu, je suis en fait très anti-technique. Beaucoup de professeurs de guitares sont obsédés par Steve Vai, Joe Satriani et ce genre de personnes. Je ne l'ai jamais vraiment compris. Ca provoque très peu d'émotion pour le dire diplomatiquement. Quand on enregistrait l'album à New York, on a vu que Yngwie Malmsteen jouait, donc Dom et moi avons décidé de boire quelques bières et aller là bas pour le je-m'en-foutisme de la chose. Je peux même pas vous le décrire – c'était si affreux et pourtant étrangement bon. Ce qui nous a salué sur la scène était le plus gros, le plus grand, le plus poilu, le plus étrange bouffon génial que j'ai jamais vu. Vous devez aller le voir pour le croire ; en ce moment il est au sommet. Il est vraiment en train de passer par sa période Elvis. Il y avait beaucoup de femmes là-bas d'ailleurs. Je pense que beaucoup de femmes aiment les guitaristes grands, gros et poilus..." (ou pas ! ^^')




